À Dunkerque, le trois-mâts historique Le Belem a répondu à un appel mystérieux en s’arrêtant ce vendredi 5 juin pour honorer une histoire qui s’étire depuis plus d’un siècle. Ce dernier navire de la marine marchande du XIXe siècle encore en activité offre désormais des visites gratuites aux curieux jusqu’au 12 juin, au coeur du festival « Dunkerque fête la mer ».
Construit en 1896 pour transporter le cacao brésilien vers Nantes, Le Belem a traversé quatre réinventions. Après avoir été racheté par un armateur anglais au début du XXe siècle et transformer en yacht de luxe, il a ensuite servi de banc d’élèves marins italiens pendant près de trois décennies avant de retrouver son pavillon français en 1979. Financé aujourd’hui par la Fondation Belem, le navire continue de former des jeunes marins tout en incarnant l’héritage maritime de la France à travers des missions symboliques, comme le transport de la flamme olympique vers Marseille avant les Jeux de 2024.
L’occasion unique pour Dunkerque d’accueillir ce véritable héros marin, dont chaque coup de voile raconte une époque. Alors que le Belem s’apprête à marquer son centenaire avec des visites nocturnes et des cérémonies spéciales, il rappelle l’éternité des navires : un pont entre les tempêtes du passé et la mer tranquille de demain.