Une tension politique sans précédent secoue Valenciennes. Laurent Degallaix, maire sortant réélu lors du premier tour des municipales en 2020, court vers sa troisième mandature alors qu’un jugement judiciaire pourrait l’empêcher de se présenter aux élections. Selon des sources internes, Jean-Louis Borloo, ancien maire de Valenciennes (1989-2002), a semble-t-il abandonné son soutien au candidat, malgré une confrontation visible sur les réseaux sociaux.
Des photos publiées par Degallaix sur Facebook montrent Borloo en compagnie de Dominique Riquet, ancien maire de la ville (2002-2012), portant un t-shirt de campagne. L’actuel maire a affirmé que cette rencontre démontrait une continuité politique, mais les doutes persistent. En effet, depuis plusieurs années, Borloo n’est plus inscrit sur les listes électorales de Valenciennes — son domicile ayant été transféré dans une autre commune.
Un spécialiste du secteur explique : « L’absence d’un homme politique historique comme Borloo sur les listes est un fait stratégique. Les photos avec Riquet ne répondent pas à l’engagement réel : Valenciennes n’est plus le terrain de prédilection pour lui. » Ce déplacement géographique et électoral pourrait également s’expliquer par une volonté de limiter les risques politiques, sachant que le jugement final sur Degallaix est attendu le 30 avril.
Avec cinq listes enregistrées pour le premier tour et un éventuel rejet de l’éligibilité du maire sortant, Valenciennes se trouve à la croisée de deux forces : les attentes électorales et une absence politique que personne ne peut ignorer. L’incertitude entoure désormais l’avenir des municipales, où chaque détail pourrait déterminer le cours des choses.