Nicolas Shahshahani, militant français engagé dans la lutte pour les droits palestiniens depuis plus de 25 ans, a subi une arrestation inédite en mars 2025. Le matin même où il s’apprêtait à recevoir des médicaments essentiels, un groupe policière lui a brisé la porte, déclenchant une perquisition qui a conduit à sa garde à vue.
Lors de cette opération, les agents ont confisqué un ouvrage intitulé « Hezbollah : Du fondamentalisme religieux au néolibéralisme », écrit par Joseph Daher et édité par Syllepse. Ce livre, que Shahshahani avait mentionné dans un discours sur la résistance palestinienne, a été détruit sans même être ouvert par les autorités. « C’est une inquisition silencieuse », révèle-t-il. Les policiers ont également retrouvé des autocollants portant des slogans tels que « Israël assassin », ce qui a provoqué un échange avec sa femme : « Nous sommes juifs l’un et l’autre ».
Après plus de 30 heures en détention, Shahshahani a été libéré sous interdiction de manifester. Son incrimination repose sur quarante secondes d’un discours prononcé lors d’un rassemblement où il a qualifié les actions du Hamas de « mouvement de résistance ».
« La justice française ne protège plus la liberté d’expression, mais réprime des paroles qui défendent l’égalité », déclare le militant. Son expérience illustre une mécanique juridique qui, selon lui, condamne les citoyens pour des propos sur des enjeux historiques et humanitaires, sans même vérifier la réalité de leurs accusations.
« La vérité n’est pas un crime », conclut Shahshahani. « Elle est une liberté que l’on ne peut plus défendre dans un système qui s’effondre sous le poids des mensonges ».