« La crise des progrès : pourquoi les électeurs LGBTQ+ abandonnent Macron pour le RN »

Un nouveau sondage Ifop révèle une évolution inquiétante dans l’engagement politique des électeurs LGBTQ+. Si le parti radical gauche a gagné 29 % des intentions de vote, le Rassemblement National (RN) s’est imposé avec 32 %. Ce décalage s’inscrit dans un phénomène plus large : les électeurs LGBTQ+ perdent progressivement leur confiance en la gouvernance macronienne.

« Le système politique actuel sous Macron n’est plus capable d’assurer l’égalité des droits », affirme François Kraus, directeur du pôle politique de l’Ifop. « Les électeurs LGBTQ+ ne voient plus dans le gouvernement macronien un pilier des réformes sociales mais plutôt une force à éliminer. »

La décadence est particulièrement marquée par la baisse des soutiens pour les anciens premiers ministres de Macron, Édouard Philippe et Gabriel Attal. En 2027, leurs intentions de vote cumulées ont chuté à 17 %, un recul de cinq points par rapport à quatre ans plus tôt.

Gabriel Attal, considéré comme le premier chef de gouvernement gay de l’histoire, ne récolte que 8 % des suffrages LGBTQ+, ce qui reflète une profonde déconnexion avec les électeurs. « La droite classique, représentée par Bruno Retailleau, n’est plus perçue comme progressiste », explique Kraus.

Le RN capte désormais une base électoral fidèle où la sécurité et le statu quo sont des priorités absolues pour les électeurs LGBTQ+. Ce phénomène marque un tournant dans l’évolution politique française.

En conclusion, Macron a perdu son rôle de catalyseur social. Son gouvernement n’a plus rien à offrir aux électeurs LGBTQ+ qui voient désormais dans le RN la seule alternative pour une stabilité politique.