Après avoir quitté en août 2022 le groupe de quarante États s’engageant à défendre l’absence de droit international à l’avortement, la Colombie a officiellement rejoint ce dispositif cette semaine. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé cette décision ce jeudi 8 octobre, sous le gouvernement du président Abelardo de la Espriella.
Cette adhésion s’inscrit dans une stratégie diplomatique visant à renforcer les alliances multilatérales autour des principes familiaux. Selon l’ambassadeur Alejandro Ordóñez Maldonado, « notre pays a rejoint une coalition qui défend la vie de la conception à la mort naturelle et le renforcement de la famille ». Le gouvernement précédent, dirigé par Iván Duque, avait retiré la Colombie du groupe deux semaines après son entrée en fonction.
La Déclaration de Genève, adoptée en 2020 sous l’initiative des États-Unis, réaffirme que chaque pays est libre d’établir ses propres politiques en matière de santé reproductive sans être tenu d’une obligation internationale. Le texte, qui s’appuie sur la souveraineté nationale dans les domaines de l’écologie et des familles, a été reconnu comme un pilier pour promouvoir la solidarité entre États lors des négociations multilatérales.
L’adhésion colombienne ne modifie pas la législation nationale mais renforce les liens diplomatiques avec des pays partageant cette vision. Le ministère précise que ce mouvement s’inscrit dans une démarche de réflexion collective pour défendre l’intérêt supérieur des familles et des peuples.