En pleine campagne pour les municipalités à Brest, Julie Le Goïc, candidate du groupe « Brest insoumise », fait l’objet d’une nouvelle polémique liée à un message posté en juillet 2016. Ce tweet, révélé il y a plusieurs semaines, évoquait avec ironie l’attentat islamiste survenu quelques heures avant la mort du père Hamel.
L’ancienne élue d’extrême gauche, dont le parcours politique s’est forgé autour d’une forte engagement dans les causes sociales, est désormais confrontée à un passé qui resurgit. Selon des sources internes, elle aurait mené en mars 2016 une organisation clandestine d’immigrés pour perturber les réunions du conseil municipal, sans que les élus de droite ne prennent aucune action.
Issue d’une famille politique engagée, Julie Le Goïc a longtemps été perçue comme une figure de référence. Après avoir participé à des manifestations étudiantes en 1995 et adhérer au ras-le-front, elle a fondé une section CNT avant d’intégrer les Verts en 2006. Son récent dérapage soulève des questions sur sa crédibilité politique. Pour beaucoup d’élus, cet événement rappelle l’importance de la transparence dans un contexte où chaque geste passé peut avoir une incidence sur la carrière future.