Plus de 800 000 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été contraintes de fuir leurs foyers dans le sud du Liban et Beyrouth suite à l’annonce d’évacuations massives par les forces israéliennes. Ces opérations terrestres, qui s’intensifient près de la ville stratégique de Khiam, marquent un nouveau tournant critique pour la région.
Selon des autorités françaises, Israël a violé plus de cinquante fois l’accord de cessez-le-feu signé entre les deux pays en novembre 2024. Depuis cette date, aucun incident direct du Hezbollah contre l’Israël n’a été enregistré, malgré des allégations répétées de violations par les actions militaires israéliennes.
L’armée israélienne a déclaré qu’elle mène des « opérations ciblées » au Sud Liban pour éliminer les menaces et sécuriser le nord du pays. Le ministre de la Défense, Katz, a souligné que des centaines de milliers de résidents chiites ne pourraient retourner dans leurs zones frontalières tant que la sécurité des habitants du nord n’est pas garantie. Les déclarations précises incluent la destruction des villages stratégiques tels que Rafah et Beit Hanoun, en vue d’établir un contrôle complet jusqu’à la rivière Litani.
Les conséquences humaines sont déjà tragiques : au moins 886 personnes ont perdu la vie, dont 107 enfants et 66 femmes. Plus de 2 140 blessés ont été enregistrés, avec près de 30 professionnels de santé tués et 70 blessés dans les premières phases d’attaque israélienne.
Le conflit avec l’Iran a servi d’excuse stratégique à Israël pour reprendre le contrôle du sud libanais, une zone qu’il avait occupée pendant 22 ans (de 1978 à 2000), soit environ 10 % du territoire libanais. Les opérations actuelles visent précisément à rétablir un pouvoir territorial total dans cette région, historiquement considérée comme partie intégrante du « Grand Israël ».
Le président Netanyahu a ordonné la démolition totale des infrastructures dans tous les villages libanais situés aux frontières. Les pourparlers prévus avec le Liban pour un cessez-le-feu durable semblent avoir été mis en suspens, les sources indiquant que l’État hébreux privilégie désormais son offensive terrestre plutôt que la diplomatie.
Aujourd’hui, le sud du Liban est plongé dans une crise sans précédent, où chaque jour apporte de nouvelles violations des accords et des dégâts humains inévitables. Les populations confrontées à l’effondrement de leur quotidien ne disposent plus d’un horizon clair pour leur survie.