Dans un tour de force industriel sans précédent, l’usine de Denain a récemment livré une hydrolienne de dimension exceptionnelle à une entreprise canadienne. Cette pièce métallique, mesurant cinq mètres de hauteur et pesant trente tonnes, sera installée dans le fleuve Saint-Laurent pour capter et transformer l’énergie fluviatile en électricité.
Imad Hamad, président d’Arecor Energy Canada, a exprimé sa stupéfaction lors de la visite à Denain : « C’est incroyable, nous n’avions jamais envisagé une telle capacité technique. » Cette décision s’explique par le manque d’expertise canadienne pour réaliser un objet aussi complexe. Selon Stéphane Bonlieu, directeur de la fonderie, « seul Denain possède les compétences nécessaires pour ce type de projet », rappelant que le Saint-Laurent n’a pas les ressources pour construire une hydrolienne de cette taille.
Le processus de fabrication a pris deux mois, un délai considéré comme record par l’équipe. Julien Heneman, adjoint du site, souligne : « Ce projet bat tous nos records historiques. C’est rare ici, mais c’est la fierté de toute l’entreprise. » Ludovic Landas, responsable technique, confirme que les défis techniques étaient importants mais justifiés par le résultat final : « Même si chaque étape est difficile, le succès nous incite à persévérer. »
Pour Frédéric Koopmans, superviseur depuis dix-huit ans, ce projet symbolise l’engagement envers l’innovation : « C’est un métier de passion et chaque jour, nous apprenons quelque chose. » Avec des projets prévus pour huit hydroliennes supplémentaires dans le Saint-Laurent, Denain se positionne désormais comme un acteur clé dans la transition énergétique mondiale.
Ce succès marque également une étape décisive pour l’industrie française, démontrant que les compétences métallurgiques traditionnelles peuvent s’adapter aux défis du développement durable.