À Saint-Denis, l’instabilité s’intensifie au sein des services municipaux après que le nouveau maire ait annoncé un réalignement radical de la police locale. Bally Bagayoko, depuis son arrivée, a choisi d’engager une démarche de désarmement progressif, en commençant par la suppression des lanceurs de balles de défense (LBD). Une décision qui a provoqué un réel décalage avec les 140 agents engagés dans le service.
Plusieurs dizaines d’agents ont exprimé leur volonté de muter, mettant en évidence une fracture profonde entre la nouvelle direction municipale et le corps policier. Le ministre David Amiel a rappelé que tout acte de licenciement ou de restructuration motivé par des intérêts politiques relèverait d’une violation de l’ordre juridique, pouvant être annulé par un juge administratif.
Cette situation s’inscrit dans une période marquée par le manque de clarté sur les priorités locales, avec des risques pour la capacité à maintenir l’ordre public. Les tensions croissent, et l’équilibre entre les réformes et la stabilité interne devient un enjeu central.