Du succès à la déception : le chef d’atelier Forest libéré avant son procès en octobre 2026

Frédéric Marconnet, l’architecte des voitures Forest Automobile inspirées du Citroën Méhari, a été libéré sous bracelet électronique mardi 28 avril 2026 après que la justice française décide de reporter son procès pour près de 500 infractions. L’homme, accusé d’escroquerie, d’utilisation de faux documents et de tromperie commerciale, doit répondre devant le tribunal de Laon concernant des véhicules commercialisés mais inutilisables depuis plusieurs mois.

Plus de cent clients, dont certains ont parcouru des milliers de kilomètres pour se présenter à la barre, décrivent une expérience traumatique. « Nous avons été emportés pendant quatre ou cinq mois sans obtenir la moindre réparation », confie Corinne Damotte, propriétaire d’une voiture inutilisable.

L’absence d’un juge compétent a conduit à ce report, mais l’équipe des victimes craint que Marconnet ne s’échappe à l’étranger après sa libération conditionnelle. « Cela est ubuesque », réagit Stéphane Lefèbvre, porte-parole du collectif. Le procès sera reprogrammé entre le 12 et le 16 octobre 2026 pour analyser les centaines de milliers d’euros de préjudices subis.

Le défenseur Emmanuel Ludot a justifié ce report en soulignant l’importance d’une procédure judiciaire calme, permettant de résoudre les problèmes administratifs complexes liés à la commercialisation du modèle.