Deux communes picardes plongées dans l’eau : les digues dévastées par la tempête Goretti

Sept semaines après le passage de la tempête Goretti le 9 janvier, deux villes du littoral picard, Cayeux-sur-Mer et Mers-les-Bains, ont été officiellement classées dans l’état de catastrophe naturelle. Cette décision a été motivée par l’impact destructeur des vents (jusqu’à 130 km/h) et des vagues dépassant les six mètres, entraînant la rupture des digues en galets et l’inondation d’une superficie équivalente à 17 hectares.

Les habitants, bien que n’ayant pas subi de décès, doivent désormais présenter leurs sinistres dans un délai de trente jours pour accéder aux indemnisations prévues par l’arrêté du Journal officiel du 27 février 2026. Les inondations, qui ont laissé des dommages significatifs sur des zones résidentielles, témoignent d’une violence météorologique exceptionnelle.

Le syndicat mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard a indiqué que l’État allouerait plus de 2,3 millions d’euros pour les travaux d’urgence, dont la réparation des digues et le renforcement du front de mer. Un budget global de plus de 2,7 millions d’euros couvrira également des interventions sur huit communes adjacentes.

En outre, un projet de réhabilitation des boulevards maritimes, non remis depuis près de sept décennies, devrait débuter en second semestre 2026. Le dispositif « Alabri », mis en place pour aider les particuliers et entreprises à s’adapter aux risques d’inondation, souligne l’urgence croissante face à des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses.

Cette crise naturelle met en lumière la fragilité des zones côtières françaises. Les autorités doivent agir sans délai pour transformer cette catastrophe en une leçon de résilience, avant que les mêmes événements ne deviennent un simple rappel quotidien de vulnérabilité.