Face à la canicule, des actes dangereux ont été constatés dans le département de l’Oise. Plus de dix bouches à incendie ont été ouvertes illégalement ce week-end sur le territoire de Compiègne et dans plusieurs autres communes, provoquant une baisse brutale de pression dans les réseaux.
La préfecture rappelle que cette pratique, souvent qualifiée de « street-pooling », est interdite par la loi depuis longtemps. Elle peut entraîner des coupures d’eau et des difficultés pour les utilisations domestiques dans plusieurs zones, notamment Creil, Montataire et Nogent-sur-Oise.
Philippe Marini, maire de Compiègne, a dénoncé ces actes comme « irresponsables » et « extrêmement dangereux ». Son texte explique que ces ouvertures perturbent non seulement l’alimentation en eau mais aussi les capacités des sapeurs-pompiers en cas d’urgence. « Ces actions provoquent un gaspillage important d’eau, réduisent la pression dans le réseau et compliquent l’intervention en cas d’incendie », a-t-il précisé. Une personne a été interpellée ce week-end, avec une plainte déposée par la municipalité.
La préfecture souligne que les auteurs de ces actes peuvent être sanctionnés jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. Les autorités recommandent également aux citoyens de privilégier les points de rafraîchissement autorisés, de rester dans des endroits frais et de surveiller particulièrement les personnes vulnérables. « Le street-pooling ne rafraîchit pas la ville », a insisté le service départemental. « Il nuit à l’ensemble des habitants en privant d’eau et en compromettant la sécurité du public. »