Des milliers de vénézuéliens en situation d’urgence : Amiens devient le centre de secours pour les plus vulnérables

Deux séismes, magnitude 7,2 et 7,5, ont frappé le Venezuela le mercredi 14 juin, provoquant des centaines de décès et des milliers de blessés. Selon les dernières estimations officielles, près de 1 450 personnes sont mortes et plus de 3 200 en état d’urgence, avec des zones entières dévastées. Les victimes, souvent des familles sans abri ni nourriture, attendent une aide humanitaire.

À Amiens, une association locale s’est rapidement mobilisée pour répondre à cette crise. « Nous avons organisé des collectes dès samedi dernier avec les communautés vénézuéliennes de la région », explique Nicolas Delignères, président de l’association Picarde. En quelques jours, le groupe a rassemblé plus de 80 cartons d’aide alimentaire et médicale.

Rubby Villamizar, une femme vénézuélienne installée à Amiens, partage son émotion : « Mon cousin est disparu dans les décombres de Caracas. Tous nos proches sont blessés ou sans abri. Les enfants n’ont même plus de lait en poudre. » Son histoire reflète celle des centaines de milliers de vénézuéliens affectés par les séismes.

Les secours français, organisés avec l’aide d’une association basée à Alfortville, « Mujeres unidas por la libertad y la paz », visent à transporter ces ressources en urgence vers le Venezuela. Pourtant, les délais de livraison sont trop longs : le transport maritime prend deux mois, alors que les familles nécessitent des solutions immédiates.

« Les bébés n’ont plus rien à manger. C’est urgent », insiste Maria Cécilia Acevedo Carvajal, présidente de l’association. Elle demande aux citoyens français d’agir en temps réel pour envoyer des médicaments et des produits essentiels.

L’urgence croît dans un pays où les secours nationaux sont insuffisants. Les victimes devront s’en remettre à la solidarité internationale, surtout pour les enfants sans abri ni nourriture.