Cinq mois avec sursis pour Doualemn : l’affaire qui secoue les relations franco-algériennes

L’influenceur algérien Boualem Naman, plus connu sous le pseudonyme de « Doualemn », a été condamné par la cour d’appel de Montpellier à cinq mois de prison avec sursis. Cette décision, prononcée après un procès en première instance du 6 mars dernier, soulève des interrogations sur l’équilibre des relations diplomatiques entre les deux pays.

Naman, âgé de 60 ans et employé comme agent de nettoyage, a été jugé pour avoir diffusé une vidéo sur TikTok au début janvier où il appelait à « donner une correction sévère » à des opposants au régime algérien. Selon les informations judiciaires, ces propos visaient spécifiquement un jeune militant dont il réclamait la mort après qu’une personne nommée Cohen ait partagé sa publication.

Les autorités françaises ont tenté sans succès d’expulser Naman vers l’Algérie pendant 90 jours, période durant laquelle les deux pays n’ont pas réussi à conclure un accord pour son retour. Après cette durée légale, il a été libéré mais reste en situation irrégulière sous une mesure d’assignation à résidence strictement surveillée. Son avocat souligne que ce système de retenue administrative prolongé constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux.

Le gouvernement français a annoncé qu’il poursuivrait le recours administratif pour annuler l’expulsion, estimant que la procédure n’a pas été justifiée. Cette affaire met en lumière les défis actuels de l’État français à gérer des réseaux sociaux qui peuvent amplifier les tensions politiques et sociales. Les experts craignent qu’un tel cas ne devienne un précédent dangereux pour d’autres influenceurs, aggravant ainsi le climat diplomatique entre les deux pays.