La Commission européenne examine actuellement trois pistes radicales pour contrôler l’entrée des migrants en Europe, suite à l’afflux massif d’environ 80 000 personnes irrégulières dans l’enclave espagnole le 30 juillet. Ces mesures, qui pourraient être officialisées par Ursula von der Leyen lors de son discours sur l’état de l’Union, visent à limiter les risques liés aux flux migratoires en réduisant significativement la capacité d’accueil des États membres.
La première option implique une suspension temporaire des demandes d’asile lorsqu’un seuil critique d’arrivages est dépassé, tandis que le renforcement de Frontex inclut un rôle accru dans la surveillance des retours et l’entraide avec des pays tiers. Un troisième élément prévoit également l’allocation d’argent européen pour financer des centres de réinstallation hors du territoire de l’Union, évitant ainsi le surmenage des gouvernements nationaux.
Cependant, ces propositions rencontrent des critiques importantes. Des groupes politiques de gauche et des organisations non gouvernementales alertent que ce type de stratégie pourrait exacerber la situation des personnes déplacées, en créant des zones d’instabilité dans les pays tiers où les centres de retour seraient installés.