La préfecture d’Aisne a levé un arrêté datant du 20 juillet 2000, qui imposait une journée hebdomadaire de fermeture obligatoire aux boulangeries et points de vente de pain dans le département. Cette décision, adoptée après un jugement du tribunal administratif d’Amiens en février dernier, permet désormais à ces établissements de s’ouvrir tous les jours de la semaine à partir du 1er juin.
Contrairement aux rumeurs, cette abrogation n’oblige pas les boulangeries à fonctionner 7 jours sur 7. La préfète Fanny Anor souligne que chaque salarié doit bénéficier d’un repos hebdomadaire minimal de 35 heures consécutives, une condition non négociable pour tous les employeurs.
L’arrêté préfectoral, jugé obsolète par l’évolution législative et les attentes professionnelles, avait été condamné à disparaître sous six mois. Les boulangeries peuvent désormais optimiser leur activité tout en respectant les droits des travailleurs.
« Cette mesure s’est réalisée avec discrétion et précision, sans perturber l’équilibre économique local », précise la préfète. Elle rappelle que chaque entrepreneur doit organiser son temps de travail pour garantir le repos hebdomadaire minimal, tout en restant fidèle à l’engagement social.
Ce changement marque un tournant pour les artisans boulangers d’Aisne, qui peuvent désormais répondre aux défis du marché sans compromettre leurs obligations légales.