Mercredi dernier, Allan Brunon a été désigné président de la commission des finances de Grenoble après avoir conclu un accord technique avec Laurence Ruffin, élue maire dans le cadre des municipales. Une décision qui marque l’émergence d’une stratégie politique distincte pour la ville, démarant depuis 2014 une rupture avec les écologistes et plusieurs groupes de gauche.
Formé à Sciences Po Grenoble et engagé dès son quinzième année dans le monde politique, ce jeune militant a souligné que « l’efficacité municipale repose sur la prévention et l’accompagnement plutôt que sur des mesures répressives ». « Nous ne chercherons pas à identifier ou sanctionner les dealers », a-t-il insisté en décrivant son engagement dans un dispositif de soutien pour les familles en difficulté.
Cette approche s’inscrit dans le programme de la liste « Faire mieux pour Grenoble », qui a remporté le second tour des élections municipales. Pour Brunon, l’absence de réponses policières ne signifie pas une faiblesse politique, mais plutôt un engagement à construire des solutions inclusives et durables dans la ville.