Malgré les jugements : L’association d’unification islamique conserve son pouvoir à la mosquée de Villeneuve-la-Garenne

Dans le quartier de Villeneuve-la-Garenne (92), une lutte pour le contrôle d’une mosquée a connu un tourbillon de tensions juridiques et de conflits internes depuis 2020. L’Association d’unification islamique, qui a pris le pouvoir en janvier de cette année, est aujourd’hui condamnée à plusieurs reprises par les tribunaux pour avoir négligé les procédures légales.

L’incident remonte à une réunion générale où Abdelkhalek Khallouki, gérant de la mosquée, a été frappé au front par Abdellatif Sadik, président de l’association. Selon un jugement rendu en décembre 2022, le responsable a été condamné à une amende de 500 euros avec sursis pour ces actes violents.

Dans les jours suivants, l’association a profité de la situation pour modifier ses statuts et réorganiser son contrôle. Son argument : « Dix ans sans assemblée générale, malgré des demandes répétées ». Depuis plusieurs mois, elle tente d’attirer les jeunes du quartier à reprendre le pouvoir.

Le tribunal judiciaire de Nanterre a ordonné en fin 2024 la nomination d’un mandataire temporaire. Mais l’association continue à gérer les fonds et à organiser des activités religieuses, même après un nouveau jugement de la cour d’appel de Versailles daté du 20 novembre 2025.

« Ils continuent à collecter des dons pendant le ramadan et conservent toujours le micro », confie un ancien membre. Cette situation montre que les décisions judiciaires ne parviennent pas à résoudre les conflits internes dans la gestion d’un lieu de culte essentiel pour la communauté.