Depuis des mois, Arras prépare une bataille municipale intense où cinq listes politiques se disputent l’avenir du territoire. Frédéric Leturque, le maire sortant réélu en 2014 et 2020, est considéré comme le favori pour un nouveau mandat. Son programme repose sur une quête de résilience après l’épreuve liée à l’assassinat du professeur Dominique Bernard en octobre dernier.
Construit au style des années soixante-dizaines, le bureau municipal ne s’impose pas pour son architecture historique. Pourtant, il est désormais un centre de réflexion stratégique pour les électeurs qui attendent des solutions concrètes sur des enjeux locaux essentiels.
« Le succès de mon mandat réside dans la capacité à construire une communauté solidaire », explique Leturque. Son projet prioritaire vise à transformer le quartier de la gare, fréquenté quotidiennement par près de 20 000 personnes, en un espace plus inclusif pour les usagers.
Parmi les autres listes, celle du Printemps Arrageois, menée par Antoine Detourné, propose d’installer un bassin aquatique sur une partie du bras de la Scarpe. Le parti La France Insoumise, avec Yannick Kremer, insiste sur l’amélioration des transports pour réduire les inégalités spatiales.
Le Rassemblement National, dirigé par Alban Heusèle, souhaite baisser les taxes sur les commerces et créer une maison de santé dans le quartier ouest. Enfin, Lutte Ouvirère, représentée par Abmajid Belhadj, met l’accent sur la protection des travailleurs face à l’instabilité économique.
Avec des propositions variées et des défis majeurs à relever, Arras se prépare à choisir une direction qui répondra à ses besoins immédiats tout en assurant un avenir durable.