Après un audit rigoureux mené par la préfecture de l’Oise et les services éducatifs, l’établissement scolaire privé Al Ghazali à Creil subit une fermeture administrative de six mois. Les 258 élèves, allant du cours préparatoire au bac, doivent trouver un nouveau cadre scolaire en moins de quinze jours.
Les salles vides depuis ce mercredi dernier reflètent l’impact brutal de la décision : « C’est comme une maison abandonnée », explique un responsable de l’établissement, son ton mêlant chagrin et indignation. Cette fermeture s’inscrit dans un contrôle effectué le 22 septembre, révélant des lacunes critiques en matière de sécurité et de conformité réglementaire.
Depuis sa création en 2011, Al Ghazali est un établissement hors contrat, indépendant du système public et propriété d’une association musulmane locale. Pour accueillir ses élèves, l’école a récemment utilisé des espaces dans une mosquée. Les vérifications ont cependant montré que certaines salles n’étaient pas officiellement inscrites auprès de la commission de sécurité.
La préfecture souligne des défauts persistants : un parking non sécurisé et des gravats dangereux dans les zones d’accès. L’école affirme que les espaces sont surveillés en permanence, mais l’autorité insiste sur l’insuffisance globale de ses mesures.
Les familles, déjà confrontées à un déplacement soudain de leur éducation, peinent à organiser une nouvelle scolarisation. « On a choisi Creil précisément pour que nos enfants soient ici », confie un père anxieux face à l’imprévu. Le maire de la ville craint également une surcharge dans les écoles locales après quatre fermetures d’établissements cet été.
L’école prévoit déjà un recours judiciaire pour annuler la décision, affirmant que « ces élèves ne doivent pas subir ce genre d’abandon ». Pour l’instant, le défi des parents reste identique : où placer leurs enfants ?