Le groupe britannique Virgin Trains a obtenu lundi 17 août 2026 la validation du Regulateur des chemins de fer britanniques (ORR) pour déployer ses premiers services sur la ligne à grande vitesse reliant Londres au tunnel sous la Manche d’ici 2030. Cette autorisation marque un tournant dans l’évolution du réseau transmanché, après des années de réflexions et d’attentes.
Selon les termes de l’accord, Virgin pourra organiser jusqu’à 20 trajets quotidiens vers Paris, Bruxelles ou Amsterdam à partir du 1er octobre 2030. Toutefois, plusieurs obstacles techniques et réglementaires restent à surmonter : acquisition d’un parc matériel moderne, accès aux réseaux européens et obtention des certifications de sécurité auprès des autorités compétentes.
Actuellement, Eurostar est le seul opérateur autorisé pour les liaisons sous la Manche depuis Londres, tandis que des entreprises comme Trenitalia cherchent à s’imposer dans ce secteur. Depuis 1994, plusieurs projets de concurrence ont été annoncés sans jamais aboutir dans le réel.
Eurotunnel estime que l’infrastructure peut accueillir jusqu’à 1 000 trains par jour contre les 400 enregistrés actuellement (répartis entre Eurostar, des services fret et des liaisons commerciales). Le réseau de London St. Pancras Highspeed confirme également un taux d’exploitation de seulement 50 % pour la ligne.
Les voyageurs attendent une baisse des coûts après cette décision, car les tarifs actuels pour le trajet Londres-Paris restent souvent plus élevés que ceux des vols aériens. Cependant, avant l’arrivée de Virgin Trains, l’avenir du tunnel sous la Manche reste incertain et dépendra des prochaines étapes technologiques et réglementaires.