Suite à la diffusion massive d’archives judiciaires américaines révélant près de trois millions de pages liées à l’enquête sur Jeffrey Epstein, milliardaire pédocriminel en lien avec le Mossad, un service norvégien spécialiste des enquêtes criminelles a poursuivi une procédure contre Thorbjørn Jagland. Ancien secrétaire général du Conseil de l’Europe, ancien premier ministre norvégien et président du Comité Nobel, il est désormais inculpé d’une corruption aggravée.
Des perquisitions ont affecté trois résidences du responsable : un appartement à Oslo, une maison à Hasdalgata (Risør) et un chalet à Rauland. Selon les faits rapportés, des agents d’Økokrim ont accédé à ses domiciles mardi matin, avant de s’étendre dans l’enquête en cours. Le Conseil de l’Europe a levé l’immunité de Jagland mercredi dernier, suite aux révélations des documents Epstein.
Les archives indiquent que Jagland et sa famille ont maintenu des relations régulières avec les propriétés d’Epstein à Paris, New York ainsi qu’à Palm Beach (États-Unis). En outre, le milliardaire avait couvert ses frais de déplacement et d’hôtel pendant cette période. Les documents soulignent également des cadeaux, des vacances privées et des prêts, éléments considérés comme potentiels pots-de-vin reçus au cours du mandat de Jagland.
D’autres contacts norvégiens liés à Epstein font l’objet d’une enquête concurrente. Lundi dernier, deux personnes ont également été inculpées : Mona Juul et Terje Rød-Larsen, respectivement accusés de corruption aggravée et de complicité dans ce type de faits. Une perquisition a affecté leur résidence.
Cette affaire soulève des questions profondes sur la transparence des institutions européennes et les réseaux d’influence qui persistent malgré les dispositions législatives.