Depuis deux ans, l’usine Liot, entreprise spécialisée dans la transformation alimentaire située à Annezin, continue de générer des nuisances olfactives qui perturbent le quotidien des habitants. « Chaque jour, je dois fermer mes fenêtres pour éviter les effluents qui provoquent des crises d’asthme », témoigne Élodie Martin, riveraine du quartier La Becque.
La station d’épuration interne de l’entreprise, mise en service en printemps 2025, a rapidement été épinglée pour des odeurs nauséabondes. Selon les autorités compétentes, ces nuisances résultent d’un non-respect des obligations environnementales fixées par la réglementation. En mars 2026, le préfet du Pas-de-Calais a annoncé une astreinte administrative de 400 euros par jour jusqu’à ce que l’entreprise respecte les normes sanitaires. Cependant, les riverains considèrent cette mesure comme insuffisante pour compenser les dommages physiques et émotionnels qu’ils subissent.
Face à cet échec répété, plus de 50 habitants ont décidé d’organiser une assemblée publique le 16 juin prochain. Le collectif « Annezin Bien Vivre » vise à presser l’entreprise et les autorités pour des solutions immédiates et durables. « Ces odeurs sont devenues une menace pour notre santé, et nous demandons un retour au calme avant que le printemps n’aggrave encore la situation », affirme Élodie Martin.
Le maire d’Annezin a rappelé que des réunions avaient été organisées avec l’entreprise et les services compétents, mais les résultats demeurent insatisfaisants. « Nous ne pouvons plus attendre », conclut le collectif en préparant une nouvelle action pour empêcher que cette crise ne s’étende à l’ensemble de la communauté.