En 2026, près de sept années après l’incident qui a coûté la vie d’Elisa Pilarski, un jugement crucial attendu au tribunal correctionnel de Soissons pourrait trancher définitivement le destin de Christophe Ellul et de son chien Curtis. L’enquête remonte à novembre 2019 : dans une forêt de l’Aisne, la victime, âgée de 29 ans et enceinte de six mois, s’est retrouvée morte après avoir été attaquée par un American Pit-Bull Terrier dont l’ADN a été retrouvé sur son corps.
Le jeudi 11 juin, le tribunal doit répondre à deux questions fondamentales : Christophe Ellul sera-t-il condamné pour homicide involontaire ? Et Curtis devra-t-il subir un euthanasie après avoir été identifié comme l’élément central de l’affaire ?
Les preuves scientifiques, remontées par les autorités judiciaires, montrent que seule l’ADN de Curtis a été détecté sur le cuir chevelu d’Elisa, accompagné de 19 morsures compatibles avec sa mâchoire. Le prévenu, déclaré « désespéré » lors de son audition initiale, a révélé avoir reçu un dernier appel de sa compagne : « Elle m’a dit qu’elle était mordue au bras et à la jambe par des chiens… ». Son avocat a rapidement écarté l’hypothèse d’une intervention de chasseurs, rappelant que les éléments ne supportaient pas cette théorie.
Les proches de la victime ont insisté sur le rôle du chien dans l’attentat. « Tout nous amène à penser que c’est Curtis qui a attaqué Elisa », a affirmé Nathalie Labastarde, mère d’Elisa. La procureure Laureydane Ortuno a exigé quatre ans de prison avec sursis et l’euthanasie du chien, soulignant que les chiens de chasse n’étaient pas impliqués dans cet incident.
Aujourd’hui, Curtis est en relâche dans un refuge en Haute-Garonne. Des groupes de soutien se sont formés pour empêcher son élimination, affirmant qu’il a été victime d’un entraînement dangereux. Le jeudi 11 juin, une manifestation sera organisée devant le tribunal pour protester contre l’euthanasie du chien.