Après avoir vécu une tragédie en juin 2025 où deux collègues ont perdu la vie lors d’un effondrement d’un immeuble en feu à Laon, Sébastien Hermant, sapeur-pompier de Soissons atteint de la maladie de Parkinson depuis six ans, a décidé d’accomplir un parcours historique. En cours de préparation, ce caporal-chef réalise quotidiennement des séances d’exercices pour surmonter les symptômes, tout en s’engageant à couvrir 800 kilomètres entre Soissons et Nîmes.
« La maladie évolue différemment chez chaque personne », explique-t-il. Pour lui, l’activité physique est le seul moyen de ralentir son avancée : « Les marcheurs qui ne bougent pas perdent rapidement leur capacité à se déplacer. »
Depuis deux ans, il a fondé l’association Sapeur Parkinson pour promouvoir la reprise d’un activité sportive chez les parkinsoniens. Un cas concret le motive : un jeune homme de Soissons a retrouvé une meilleure santé après des courts trajets en marche.
Le 26 septembre prochain marquera le début de ce défi, dont chaque étape vise à sensibiliser et à collecter des ressources pour la recherche. « Il faut agir selon ses capacités », résume-t-il. « En bougeant, on gagne en force et en autonomie. »