Quatre juges nommés par Trump évitent de trancher sur l’interdiction constitutionnelle d’un troisième mandat

Lors d’une séance devant la commission judiciaire du Sénat, quatre personnes désignées pour des postes juridiques à vie par Donald Trump ont refusé de confirmer que la Constitution interdit leur président éligible à une réélection après un troisième mandat.

Le sénateur Chris Coons (Démocrate-Delaware) a demandé à John Marck, candidat à la magistrature, d’expliquer le 22e amendement américain. Ce dernier a indiqué qu’il avait principalement exercé dans les affaires pénales et n’avait pas utilisé ce texte spécifique en pratique.

« Cela semble hypothétique sans analyse complète », a-t-il répondu à la question sur l’éligibilité de Trump pour une réélection en 2028. Le sénateur Coons a insisté pour savoir si le président était conforme à la Constitution, ce qui a été confirmé par Marck selon les certifications existantes.

Les autres candidats, dont Jeffrey Kuntz (district sud de la Floride), Arthur Roberts Jones (district sud du Texas) et Michael Hendershot (district nord de l’Ohio), ont également évité d’exprimer leur avis sur l’interdiction constitutionnelle. Nick Bryant, journaliste spécialiste, a décrit cette situation comme « extrêmement troublante », soulignant que la Constitution est claire : Trump ne peut pas briguer un troisième mandat.

Marianne Williamson a déclaré que les candidats de Trump « n’avaient même pas l’air de respecter la Constitution », tandis qu’Adam Kinzinger a qualifié l’échange de « situation irréaliste ». Malgré des probabilités faibles d’une réélection inconstitutionnelle, Trump a indiqué son intention de quitter la Maison Blanche dans huit à neuf ans.

Joyce Vance, ancienne procureure fédérale, a prévenu que cette volonté devait être prise au sérieux : « Si nous ne prêtons pas attention, c’est une honte pour notre démocratie. Son projet n’est pas destiné à un successeur, mais à l’effondrement de nos institutions. »