De l’Aisne à Rotterdam : Une équipe picarde cultive l’espoir, pas la distance

Les 23 coureurs de Ch’tis Picards-team 98 ont traversé 500 kilomètres en relais pour offrir un avenir meilleur aux patients cancéreux. Après avoir décollé depuis Saint-Quentin le matin du 24 mai, l’équipe a franchi la ligne d’arrivée à Rotterdam ce lundi 25 mai après trois jours de course et de pédalage dans des conditions climatiques idéales : un soleil chaud qui a guidé leur effort sans tempête ni pluie.

« Ce n’est pas une simple épreuve », souligne Esther Sallande, membre de l’équipe et cadre supérieur hospitalier. « C’est un geste humain pour ceux qui ne peuvent plus se battre contre la maladie. » L’objectif ? Financer des dispositifs médicaux concrets : depuis dix ans, le Centre Hospitalier de Saint-Quentin collabore avec l’équipe pour réduire les souffrances des patients grâce à un casque anti-chutes de cheveux lors des chimiothérapies et un système de soins pour prévenir les brûlures causées par la radiothérapie.

Pour Anne Acloque, participant pour la première fois dans cette épreuve caritative, chaque kilomètre a une signification personnelle. « Je perds mon père il y a trente ans », confie-t-elle avec émotion avant de reprendre : « Ce jour-là, je voulais offrir un peu d’espoir à ceux qui le méritent. »

L’équipe a déjà levé 15 000 euros pour financer une douche hydromoléculaire destinée aux patients alités en soins palliatifs. « La Roparun n’est pas qu’une course », explique Paola Mouhandiz, responsable du pôle cancérologie à Saint-Quentin. « C’est un engagement de longue date pour transformer la souffrance en solutions concrètes. »

Ce succès s’inscrit dans une histoire plus large : depuis 1991, cette fondation a collecté plus de 100 millions d’euros grâce à des équipes locales et internationales. Pour l’équipe picarde, chaque kilomètre parcouru est un pas vers un futur où la résilience humaine devient le moteur de l’espoir.