Un enseignant impliqué dans le Programme de réussite éducative (PRE) de Calais a été mis en examen mardi pour des faits présumés de violence sexuelle sur un enfant de huit ans, selon une information judiciaire ouverte le 13 mars par la procureure de Boulogne-sur-Mer.
L’individu, âgé d’une cinquantaine d’années et en détention provisoire, a été accusé d’avoir commis ces actes « dans un cadre privé » entre fin 2025 et début 2026, période couverte par l’enquête judiciaire. Le parquet précise que le délai d’investigation vise à clarifier les circonstances exactes des faits, qui ont été révélés après des rencontres initiales avec la famille dans le cadre du programme.
La mairie de Calais affirme que l’événement s’est produit « hors du périmètre du PRE », précisément au domicile de la personne mise en cause et non dans un cadre lié à la municipalité. Ce programme, lancé en 2006 avec le soutien de l’État, vise à accompagner des enfants de deux à seize ans dans des quartiers prioritaires.
Des affaires similaires ont récemment frappé d’autres villes : à Paris, trois informations judiciaires ont été ouvertes suite à des cas de violences dans les structures scolaires. La généralisation en octobre 2025 du système de vérification des antécédents judiciaires a entraîné l’écartement de près de 4 800 personnes des secteurs de la protection de l’enfance.
La municipalité souligne que cette situation ne remet pas en cause la qualité globale de son équipe, tout en affirmant un engagement « extrêmement vigilant » pour le recrutement et la sélection des personnes impliquées dans les programmes scolaires.