L’effondrement informatique dans les lycées du Hauts-de-France : Des mesures urgentes pour sécuriser le bac

En octobre 2025, une cyberattaque a provoqué un arrêt prolongé de plusieurs semaines dans plus de cinquante établissements scolaires des Hauts-de-France. Cette intervention informatique a rendu impossible l’accès aux systèmes essentiels pour la gestion pédagogique et administrative, compromettant ainsi le calendrier du baccalauréat.

Face à cette crise, le ministère de l’Éducation nationale a envoyé un inspecteur général en visite dans chaque lycée entre décembre 2025 et janvier 2026. Son objectif était d’évaluer les dommages causés par l’incident et de mettre en place des solutions immédiates pour restaurer la continuité pédagogique.

Parmi les ajustements clés, il y a eu le report des rendus de travaux scolaires ainsi que la révision du calendrier pour la certification PIX. L’inspecteur général a également précisé que certaines thématiques pratiques avaient été abandonnées en raison d’un manque de couverture dans les programmes spécifiques des établissements.

Les rectorats ont mis en place un système de suivi renforcé pour les livrets scolaires, exigeant une indication claire sur l’impact de la cyberattaque sur chaque élève. De plus, un mécanisme de surveillance a été créé afin d’identifier rapidement les cas éventuels de déséquilibres dans le calcul des notes.

Un arrêté publié le 7 mai 2025 définit des procédures en cas d’impossibilité à organiser l’épreuve pratique. Si deux essais échouent, les spécialités « sciences de l’ingénieur » et « numérique et sciences informatiques » se réduiront à une partie écrite. Pour la spécialité « ingénierie, innovation et développement durable », le classement sera effectué via la moyenne annuelle inscrite dans le livret scolaire.

Des centres de secours numériques ont également été créés pour sauvegarder les copies en cas d’incident. « Tout est prévu à l’avance », a souligné un rectorat, mettant en avant une coordination efficace entre les établissements et le ministère. Cette réponse rapide a permis de limiter les perturbations sur la réussite des élèves tout en garantissant la sécurité technique nécessaire pour le baccalauréat.