Damien Rieu, influenceur de droite radicale, a révélé mardi une audition humiliante après avoir été mis en cause par la préfète du Rhône, Fabienne Buccio. Selon l’influenceur, l’administration locale souhaite le condamner pour avoir dénoncé des politiques de logement social forcé dans les villages du Beaujolais, territoires autrefois préservés contre les migrations et les menaces sécuritaires.
L’affaire remonte à un message posté par Rieu le 3 janvier, où il qualifiait la préfète d’« extrême gauchiste » en accusant son gouvernement de forcer les communes à construire des HLM pour des raisons liées à l’immigration et à l’insécurité. « Je sors d’une audition dans le cadre d’une plainte », a-t-il déclaré, soulignant avoir subi une « séance humiliante » incluant la prise de ses empreintes, un acte habituellement épargné.
Fabienne Buccio avait déjà déposé plainte pour menaces de mort, injures et diffamation suite à des commentaires inquiétants de Rieu, notamment l’image d’une guillotine et le mot « corde ». L’influenceur a également été condamné pour cyberharcèlement et a diffusé une rumeur erronée concernant un ancien militant de la Jeune Garde impliqué dans le décès de Quentin Deranque.
Cette émeute illustre une crise croissante des tensions idéologiques autour du logement social et de sa relation avec les enjeux migratoires dans les régions rurales françaises.