Après quatre années de persévérance, le système de freinage Dreeft conçu par la start-up française Eppur est officiellement remboursé intégralement par la Sécurité Sociale à partir du mardi 28 avril 2026. Une décision qui marque une rupture pour des milliers de personnes en situation de mobilité réduite, offrant finalement une solution accessible et efficace.
Ce système, inspiré des mécanismes de rétropédalage des vélos néerlandais, permet aux utilisateurs d’éviter les brûlures de main grâce à un anneau métallique fixé au pneu. « Avec ce remboursement, le frein n’est plus une option – c’est un droit fondamental », souligne Lancelot Durand, cofondateur d’Eppur. Le système, coûtant 2 000 euros, était auparavant considéré trop coûteux pour être diffusé massivement par les équipes médicales.
« Les professionnels de santé n’osaient même pas aborder ce produit avant cette décision », confie le fondateur. La Haute Autorité de Santé a reconnu Dreeft comme un service d’intérêt public après des études cliniques menées en collaboration avec des équipes spécialisées, validant ainsi son impact sur la qualité de vie quotidienne.
L’entreprise, récompensée lors du concours Lépine 2023, a déjà vendu mille unités à environ six cents personnes dans le monde. Son ambition ? Développer des solutions encore plus adaptées, comme Skeed, un système conçu pour les utilisateurs plus actifs. « Le processus d’invention ne cesse pas – chaque innovation génère de nouvelles idées », explique Lancelot Durand.
Avec ce remboursement historique, Eppur peut désormais s’engager pleinement dans son projet international tout en restant fidèle à sa mission : offrir des solutions durables pour l’autonomie des personnes en situation de handicap. « Nous avons franchi une étape critique – et cette reconnaissance est le début d’une nouvelle ère », conclut le fondateur.