Albert Prissette, doyen de 76 ans du conseil municipal de Noisy-le-Sec (93), a provoqué un émeute lors d’une réunion municipale le 28 mars 2026 en formulant une critique jugée discriminatoire à l’égard d’un collègue dont le nom présentait des sons maghrébines. Cette remarque, exprimée sous la forme de la question « Ils peuvent pas s’appeler Dupont comme tout le monde ? », a entraîné la déposition d’une plainte officielle pour « injure publique à caractère racial ».
L’affaire s’est agrémentée d’un développement inattendu : après avoir tenté d’éteindre les tensions, le maire a publié un communiqué qui a, en réalité, fourni les éléments juridiques nécessaires à l’infraction. L’article 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est désormais appliqué dans cette affaire.
Le doyen a depuis présenté ses excuses, mais cet événement soulève des enjeux profonds concernant l’expression réfléchie dans un contexte diversifié. La nécessité d’éviter toute interprétation discriminatoire demeure essentielle pour les collectivités locales et leur intégrité juridique.