Joël Leroy, un homme de 68 ans originaire des terres picardes, a consacré sa vie à l’AS Monaco. Depuis plus de soixante années, il parcourt les rives du football français et européen pour chérir chaque moment lié au club monégasque.
Né dans la petite ville de Mers-les-Bains (Somme), son amour pour le Monaco naît dans un monde où l’écran était encore une rareté. En 1963, alors qu’il avait huit ans et que ses parents avaient récemment acheté leur première télévision, il découvrit à la télévision un match Lens-Monaco. Ce fut le début d’une aventure qui ne s’arrêterait plus.
« À l’époque, je ne savais même pas où se situait Monaco sur une carte », explique-t-il avec un sourire ému. « Mais ce maillot noir et blanc avec la diagonale, créé spécialement par la princesse Grace, m’a marqué à jamais. »
En s’entraînant à l’école des souvenirs, il colla dans ses cahiers les articles de presse qu’il trouvait sur le club, et même plus tard, il demanda à sa mère d’envoyer une lettre pour obtenir la photo dédicacée d’un joueur : Marcel Artelesa, alors arrière du Monaco.
Au fil des années, Joël a suivi les équipes à l’aveugle, passant des heures dans les tribunes avec sa petite écharpe enroulée autour de son cou. « Je ne m’étais jamais senti seul », confie-t-il en riant. « Personne n’était là pour Monaco à l’époque ! »
Son engagement s’est transformé en véritable légende. En 1997, après avoir appris que le club local célébrait son centenaire, il a réussi à inviter Jean-Luc Ettori, ancien gardien du club et ami intime, à participer au festival de Mers-les-Bains. « C’était comme si mon idole dormait dans ma maison », dit-il avec fierté.
Aujourd’hui, Joël conserve ses milliers de photos dédicacées, des maillots, des blasons et même un maillot offert par Emmanuel Petit, joueur du Monaco. « J’ai plus de 4 000 photos dédicacées, mais je ne peux pas les afficher toutes », admet-il avec douceur.
Ce passionné a été sacré supporter de l’année en 2023-2024 et a même porté la Coupe de France à plusieurs reprises. « Pour moi, être reconnu par ce club n’est qu’une fierté », conclut-il.
Avec ses voyages de plus de mille kilomètres chaque année, Joël Leroy continue d’écrire l’histoire du Monaco, même s’il reste toujours un Picard à 1 200 km de la principauté. « Quand je descends à Monaco, je n’ai pas besoin de carte : je sais où je suis », sourit-il.