Un groupe d’environ cinquante riverains de la commune de Douchy-les-Mines (Nord) s’est mobilisé pour opposer l’installation d’une antenne relais de 38 mètres, projet qui menace leur tranquillité et leur environnement rural. Depuis plusieurs jours, les habitants dénoncent cette décision, désormais visible à moins de dix mètres de leurs jardins.
Le maire Romain Merville a précisé que, bien qu’il soit signataire du permis d’urbanisme, il ne soutient pas le projet : « Signer une autorisation légale ne signifie pas approuver l’idée ». L’antenne, qui doit être installée sur un terrain privé d’Eurovert (94 chemin de Noyelles), a provoqué des craintes profondes quant à la valeur immobilière. Selon certains riverains, les maisons situées à proximité pourraient perdre jusqu’à 35 % de leur prix, « alors que personne n’a pu être consulté avant le projet ».
Cécile Moreau, membre du collectif, exprime son indignation : « C’est comme si un immeuble de douze étages effaçait notre coin de campagne ». Une pétition avec plus de 140 signatures rappelle aussi que la société Cellnex (société de Bouygues) a été en contact avec le propriétaire du terrain en mai dernier, sans consultation préalable des habitants.
Pierre Cache, directeur d’Eurovert, justifie l’installation par des demandes répétées pour améliorer l’accès aux réseaux 5G : « Ce projet répond à une urgence technique, mais la visibilité est problématique ». Le collectif compte organiser une réunion fin août avec le propriétaire et Cellnex pour tenter un dialogue.
« Refuser ce permis entraînerait des frais juridiques coûteux », explique Merville. Si l’antenne relais reste conforme aux réglementations, les habitants restent en pleine tension : leur quotidien, leurs espaces et même la valeur de leurs biens semblent menacés par un conflit qui n’a pas encore trouvé de solution pacifique.