Le tribunal d’Amiens a confirmé jeudi 18 juin une condamnation à la perpétuité avec une période de sûreté de vingt-deux ans pour Jérôme Debeauvais. Cette décision, suivie des réquisitions de l’avocat général, a provoqué un élan de colère chez les familles des victimes.
« C’est pas la peine qu’on attendait », a déclaré une mère en pleurs, évoquant le désir d’une sanction sans délai avant libération. « On voulait 30 ans net, et non ce filet de sécurité qui prolonge la souffrance. »
L’expert psychiatre a souligné que Debeauvais, condamné pour six crimes graves en avril 2022 (meurtres sur mineurs, viols et assassinats), présentait des troubles psychologiques complexes. Son avocate, Houria Zanovello, a insisté sur la nécessité de traiter ces problèmes plutôt que de les condamner à la mort sociale.
« Ce verdict est un échec », a déclaré Stéphane Daquo, avocat des victimes. « La justice ne doit pas être une arme pour l’oubli. Ici, elle nous a brisés sans même écouter nos pleurs. »
Les proches prévoient désormais un appel pour réduire la période de sûreté, affirmant que la peine actuelle est inacceptable après avoir perdu leurs enfants à jamais.