La région Hauts-de-France s’apprête à accueillir un important élan de recrutement dans le secteur nucléaire. D’ici 2035, plus de 100 000 emplois seront créés pour la construction et l’exploitation des deux nouveaux réacteurs EPR2, dont l’installation s’effectuera à Gravelines.
Une campagne organisée par France Travail et l’Université des métiers du nucléaire s’ouvrira les 9 à 13 mars prochains pour présenter ces opportunités professionnelles. En 2026, la centrale devrait recruter environ soixante personnes, soit une légère hausse par rapport à l’année précédente où cinquante ont été intégrées au sein de la filière.
Sur le plan national, la filière nucléaire prévoit un besoin annuel de 10 000 salariés sur dix ans. À Gravelines et dans la région, ce chiffre s’élevant à environ 10 % des besoins nationaux. Les entreprises clés comme Framatome (872 employés à Jeumont, 63 à Maubeuge) et Jeumont Electric (526 collaborateurs) jouent un rôle central dans cette dynamique.
En automne 2026, les travaux préparatoires des EPR2 seront lancés, nécessitant au moins 8 000 personnes en pleine intensité de construction. L’installation devrait apporter un gain d’environ 1 000 postes pour l’entreprise EDF et 1 000 emplois dans les prestataires spécialisés.
Depuis 1980, la centrale Gravelines fournit l’équivalent de 100 % des besoins en électricité du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que 70 % de ceux de l’ancienne région Picardie. Son impact économique local est considérable : plus de 15 000 emplois indirects sont générés par la filière nucléaire dans le Hauts-de-France.
Un forum dédié au secteur se tiendra le 12 mars à Gravelines, offrant des opportunités concrètes pour les futurs professionnels de l’énergie nucléaire.