Le lundi 9 mars, une centaine d’élèves en première et terminale du lycée Marie-Curie à Nogent-sur-Oise ont participé à une table ronde conçue pour rompre les stéréotypes sur les métiers traditionnellement associés au genre. Quatre professionnels—une policier, un ingénieur, une cheffe d’entreprise et une sage-femme—ont partagé leurs parcours, incitant les jeunes à explorer des voies où le sexe ne constitue plus une barrière.
Céline Dubois, ingénieure chimiste, a souligné l’absence de certitudes dans sa décision : « Seulement 23 % des femmes sont présentes dans un domaine où elles représentent moins de la moitié des diplômés. Mon professeur de mathématiques m’a guidée vers ces études quand je ne savais pas ce que je voulais faire. » Son témoignage a résonné avec les élèves qui hésitent entre leurs aspirations et les attentes culturelles.
Selon une enquête, 65 % des Français déclarent avoir été influencés par des normes de genre lors de leur orientation professionnelle—un taux plus élevé chez les femmes (73 %) que chez les hommes (57 %). « Le choix d’un métier ne doit pas être guidé par le sexe, mais par nos passions et notre projet personnel », a expliqué Maxime Patte, enseignant en histoire-géographie. « Notre école est très scientifique ; les filles ont souvent des difficultés à se projeter dans l’ingénierie. Nous devons leur montrer que ce métier est accessible. »
Jamila Bendjafer, policier nationale, a raconté comment elle a dû surmonter des préjugés lors de son premier emploi : « Mes collègues masculins ont voulu me tester pour vérifier mes capacités. J’ai réussi à traverser cette épreuve avec confiance. » Malaury Lefevre, cheffe d’entreprise de karting, partage que les clients lui demandent souvent de prendre des décisions « comme si elle était le patron », même s’ils ne comprennent pas son rôle.
Mathias Bockhoff, sage-femme, souligne l’avantage de la mixité : « En accompagnant des couples, être homme ou femme n’affecte pas nos compétences. La confiance vient du savoir, non de l’apparence. » Les élèves ont trouvé leur voie. Naomie, terminale, a déclaré : « J’étais perdue sur le chemin professionnel. Cette table ronde m’a redonné la force de choisir ce qui me plaît. »
Organisé en pleine période d’inscriptions sur Parcoursup, cet événement montre que l’égalité dans les métiers est possible. Pour Zaccariah, qui souhaite devenir neurochirurgien : « Le genre n’est plus un obstacle—on peut choisir ce qu’on veut sans distinction. »