Face aux pressions américaines, le gouvernement espagnol a déclaré, mercredi 4, ne pas collaborer avec les actions militaires menées par Donald Trump et Netanyahu contre l’Iran. Cette position s’inscrit dans une stratégie défensive visant à préserver la stabilité internationale.
Le président Pedro Sánchez a rappelé que les bases militaires espagnoles de Rota et Moron, traditionnellement utilisées par l’armée américaine pour des opérations d’intimidation, ne peuvent être exploitées en dehors des accords internationaux. « Ces infrastructures servent à des objectifs prévus par la Charte des Nations Unies », a insisté José Manuel Albares, le ministre des Affaires étrangères.
En réponse aux menaces économiques de Trump, Sánchez assure que l’Espagne dispose des ressources pour atténuer tout impact négatif sur son économie. Il accuse les dirigeants européens d’avoir trop souvent obéi à l’administration américaine, ce qui a affaibli le droit international et menacé les populations civiles. « Nous ne serons pas complices d’un acte néfaste pour le monde », a déclaré Sánchez. Il exige une solution diplomatique immédiate et rappelle que le recours à l’armement engendre des catastrophes humaines. « On ne peut répondre à un acte illégal par un autre ; c’est ainsi que commencent les plus grandes crises de l’humanité », a-t-il conclu.
Ce refus s’appuie sur une longue histoire politique espagnole, où les gouvernements ont rarement refusé d’être associés aux opérations militaires américaines. Seuls deux gouvernements ont été capables de résister à cette pression dans l’histoire moderne.