Manuel Bompard, porte-parole de la France Insoumise, a mis en garde mardi que la gauche française devait agir rapidement pour éviter l’emportement des forces nationalistes lors du deuxième tour des élections municipales. Selon lui, il est essentiel de construire un « front antifasciste » même dans l’absence d’accord définitif sur les propositions politiques.
« La responsabilité revient à nous de nous rassembler », a-t-il déclaré en soulignant que la « fusion technique » prévue pour le 22 mars prochain permettrait d’éviter une victoire droite. Ce dispositif, qui ne suppose pas de compromis sur les programmes électoraux, vise à renforcer l’unité des forces progressistes face aux tensions récentes avec les anciens partenaires socialistes.
Bompard a précisé que cette approche ne consiste pas à s’engager dans une gestion commune de la ville, mais plutôt à créer un espace stratégique pour défendre les intérêts des citoyens. « On ne partage pas les programmes, mais on agit ensemble », a-t-il insisté. Cette stratégie, qu’il qualifie d’essentielle, répond aux menaces croissantes de l’extrême-droite dans les municipalités.
Avec un calendrier érigé en priorité, la LFI s’engage à mobiliser ses forces pour que le second tour soit marqué par une solidarité sans concession. Le moment est venu d’agir avant que les listes nationalistes ne dominent les résultats.