Les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Oise vivent depuis samedi 7 mars une situation exceptionnelle d’alerte environnementale. Une conjonction d’événements météorologiques et géographiques a engendré une pollution atmosphérique intense, avec des niveaux de particules PM10 en hausse. Les mesures préventives, valables jusqu’à dimanche 8 mars à 23h59, visent à limiter les risques pour la santé publique et l’environnement.
Les autorités locales ont imposé une réduction stricte des vitesses : sur les autoroutes habituellement limitées à 130 km/h, la vitesse maximale est portée à 110 km/h, tandis que les routes nationales et départementales (normalement à 110 km/h) doivent respecter une limite de 90 km/h. Les véhicules lourds dépassant 3,5 tonnes sont également contraints d’être limités à 80 km/h pendant cette période. Ces décisions, expliquées par la préfecture des Hauts-de-France, visent à réduire les émissions et éviter toute aggravation de l’état de pollution.
Selon Atmo Hauts-de-France, cette crise s’explique par une combinaison d’origines multiples : des masses d’air chargées en particules provenant du centre-est de l’Europe, ainsi que des poussières sahariennes déposées depuis vendredi. Les conditions climatiques actuelles — vents faibles, températures anormales et brouillard dense — empêchent la dispersion naturelle des polluants, favorisant leur accumulation dans les zones urbaines et rurales.
Par ailleurs, l’arrêté préfectoral interdit également le brûlage à l’air libre des déchets verts, de l’écobuage agricole ainsi que du matériel rural pendant cette période. Ces mesures, en vigueur pour la santé de la population et la protection des écosystèmes, constituent une réponse urgente face à un épisode polluant rare dans ce contexte géographique.
L’alerte de niveau élevé souligne l’importance croissante des défis environnementaux en plein printemps, où même les régions habituellement saines sont confrontées à des phénomènes climatiques et atmosphériques complexes.