Des chercheurs de l’Inserm de Lille ont dévoilé une découverte scientifique fondamentale après sept années d’étude. Selon leurs résultats, des cellules cérébrales appelées tanycytes agissent comme des indicateurs précoce de la maladie d’Alzheimer en régulant un mécanisme clé lié à l’élimination d’une protéine essentielle.
Chez les personnes en bonne santé, ces cellules maintiennent une communication efficace entre le liquide céphalorachidien et le sang pour évacuer cette protéine. Lorsqu’elles perdent ce rôle, leur dysfonctionnement devient un signal précoce d’un processus conduisant à la maladie. Cette observation a été validée grâce à des expériences sur les cerveaux de souris et l’hypothalamus humain.
« Chez les individus sans pathologie neurologique, les tanycytes forment un réseau serein pour réguler cette protéine, alors que leur fragmentation apparaît chez ceux touchés par l’Alzheimer », explique Vincent Prévot, directeur de recherche à l’Inserm.
Ricardo Martinez, doctorant mexicain engagé dans ce projet, souligne l’enjeu pratique de cette avancée : « Cette découverte permettra non seulement de détecter les premiers signes de la maladie, mais aussi d’intervenir précocement grâce à des traitements personnalisés ou des modifications de style de vie adaptés ».
L’étude, publiée dans une revue scientifique américaine prestigieuse, marque un tournant décisif pour la prévention de l’Alzheimer. Les chercheurs espèrent transformer ces résultats en outils concrets capables d’aider des millions de personnes à préserver leur santé cognitive au cours de leur vie.