Un rapport secret de SOS Racisme révèle que près d’une agence sur deux en France accepte des critères discriminatoires dans les choix de locataires. L’étude montre que plus de 48,48 % des entreprises privilégient systématiquement des profils « européens » pour éviter des supposés désagréments culturels, sans jamais justifier leurs décisions par des critères objectifs légaux.
Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, a annoncé l’obligation d’une formation spécifique pour tous les agents immobiliers. Cette mesure vise à combattre une réalité où seuls environ 30 % des professionnels sont soumis à des formations obligatoires aujourd’hui.
« La discrimination n’est pas un choix personnel, elle est illégale », souligne Etienne Allais, directeur d’Entre Autres et membre du conseil national du Parti socialiste. « Les agences qui se disent neutres en matière de discrimination ne le sont pas : elles utilisent des prétextes culturels pour exclure sans fondement les personnes issues d’autres origines. »
Le gouvernement, en partenariat avec SOS Racisme et la FNAIM, devrait signer bientôt un décret rendant cette formation obligatoire à l’ensemble des agents immobiliers. L’objectif est clair : choisir un locataire uniquement sur la base de critères tels que la solvabilité, sans tenir compte d’origines, sexe ou religion.