À deux semaines du premier tour des élections municipales à Lille (15 mars 2026), un sondage Ifop-Fiducial révèle une dynamique électoral complexe. Arnaud Deslandes, candidat socialiste, affiche 28 % des intentions de vote, suivis respectivement par Stéphane Baly (20 %), Lahouaria Addouche (16 %) et Violette Spillebout (15 %). Le Rassemblement National, en ascension, devrait atteindre un score de 9 %, une hausse notable par rapport aux élections précédentes.
Les forces de gauche, représentant près de 54 % des voix, montrent une résistance face à un recul comparatif avec 2020 (63 %). Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’Ifop, note que le candidat socialiste a réussi à s’imposer grâce à un soutien croissant parmi les retraités et une partie des jeunes, tout en devançant les écologistes de plus de huit points. En revanche, Violette Spillebout, qui avait gagné 18 % des voix en 2020, perd près de trois points pour chuter à 15 %.
L’analyse prévoit plusieurs scénarios pour le second tour : une alliance Deslandes-Baly pourrait conduire à un score de 53 % contre 21 % pour la France insoumise. Toutefois, l’émergence du Rassemblement National et la fragmentation des listes rendent l’issue incertaine. Lille, bastion socialiste depuis 1955, doit désormais faire face à une pression croissante pour maintenir son équilibre électoral dans un contexte de profondeurs inédites.
Cette élection municipale pourrait marquer un tournant crucial dans l’évolution des alliances locales, où la stabilité historique est menacée par des déplacements électoraux inattendus.