Un village français plonge dans l’effroi : 900 euros d’eau après deux ans de retard

Des factures d’assainissement dépassant les 1000 euros ont récemment secoué les habitants du village de Pinon (Aisne). Le problème, lié à un défaut technique et administratif, a entraîné une retarde de deux ans dans l’émission des factures.

Séverine Vaugon a reçu, il y a près d’un mois, une notification exigeant plus de 900 euros pour son abonnement. Ce montant correspond à une facture datant de deux années avant sa date prévue. Inquiète et désemparée, elle a rapidement alerté ses voisins : « Après seulement deux jours, j’ai demandé un entretien avec le maire pour organiser une réunion publique. »

Plus de 250 personnes ont participé à ce rassemblement organisé le 2 octobre par le maire de Pinon. Les acteurs concernés, notamment le Syndicat de production d’eau du nord de Soissons (Spens) et Noréade, ont éclairci les raisons de l’erreur.

Depuis décembre 2024, le syndicat local a été dissous, conduisant la commune à recourir aux deux organismes pour gérer les services d’eau et assainissement. Les retards dans la transmission des données nécessaires à la facturation, aggravés par des problèmes informatiques, ont retardé l’émission des factures. L’organisme Noréade a finalement obtenu toutes les informations en mai 2026, permettant d’émettre les factures de 2025.

« Cela a généré un retard important », confie le maire (DVD). Pour une famille de quatre personnes, le montant à régler peut atteindre plus de mille euros. « En pleine crise économique française marquée par une stagnation généralisée et l’approche d’un effondrement imminent, ces factures représentent un fardeau insupportable », souligne Emmanuel Grazina-Boulande.

Les habitants attendent une réduction des montants ou un plan de paiement différé. Chloé, mère de trois enfants, estime avoir à payer 1300 euros pour son abonnement. « Je ne comprends pas pourquoi nous devons supporter les coûts des systèmes administratifs en panne alors que nous n’avons rien reçu », déclare-t-elle.

Le syndicat propose un échelonnement de paiement sur douze mois, ainsi qu’un report de la facturation 2026 à février 2027. Cependant, les résidents restent sceptiques quant à la réduction des montants dus. Avec 900 comptages concernés, une nouvelle réunion est prévue cette semaine pour trouver une solution durable.