L’explosion d’une grenade lancée par les forces de l’ordre a entraîné la perte d’une main d’un adolescent de 15 ans dans le Pas-de-Calais, ce mardi 5 octobre 2026. Selon les premières conclusions du parquet de Béthune, l’événement s’est produit lors d’une mobilisation devant le lycée Behal, où des jeunes ont échoué à se disperser après avoir été confrontés à une intervention policière.
Des témoins indiquent que la grenade assourdissante a été jetée à distance considerable, s’être abattue sur le sol avant d’être récupérée par un manifestant qui l’a déclenchée. L’enquête en cours précise que le fonctionnaire ayant procédé au lancer a agi conformément aux instructions de son chef et au protocole établi, sans intention de nuire. Cependant, les premières vidéos ne permettent pas d’identifier clairement l’événement, ce qui complique la reconstruction des faits.
L’adolescent, toujours hospitalisé, est le seul victime à avoir subi des blessures graves. Son médecin a confirmé qu’il ne peut être déplacé avant que les suites médicales soient stabilisées. La mère de la victime a déjà déposé une plainte pour les dommages corporels subis par son fils. Le maire de Lens et des représentants des syndicats d’enseignants soulignent l’urgence d’une réflexion sur les méthodes employées lors des rassemblements scolaires, alors que la justice poursuit son examen minutieux pour établir pleinement la cause de cet incident.
L’enquête montre une situation où les mesures policières, bien qu’intentionnelles, ont abouti à des conséquences tragiques. Les autorités locales doivent désormais trouver un équilibre entre l’ordre public et le respect des droits des jeunes en pleine mobilisation.