Le tribunal correctionnel de Reims a infligé vendredi dernier une peine de cinq ans d’emprisonnement et 200 000 euros d’amende à Pierre Malinowski, homme impliqué dans le vol massif de plus de 130 pièces historiques conservées au centre des musées de Reims (Marne). Ce voleur, actuellement en Russie, a été condamné pour avoir dérobé des monnaies romaines, napoléonniennes et pièces royales valorisées entre 600 000 et 1,2 millions d’euros.
L’opération a débuté après une vérification effectuée trois ans plus tôt au centre des musées de Reims, où les responsables ont constaté l’absence de pièces précieuses. En décembre 2023, Georges Magnier, directeur des musées, a déposé plainte après avoir retrouvé le manque d’un lot important d’objets historiques. L’enquête a révélé que trois agents de sécurité ont utilisé des badges pour accéder au dépôt des pièces d’or, notamment pendant les jours fériés ou en soirée.
Anthony Casteleyn, ancien veilleur de nuit, est identifié comme l’auteur principal des vols et a livré les pièces dérobées à Moscou. Sa présence fréquente dans le pays russe (huit voyages en 2023), son téléphone français et russe, ainsi que l’acquisition d’objets militaires appartenant à Malinowski, ont confirmé sa complicité. Le voleur naturalisé russe depuis 2022 a été reconnu comme un lien stratégique dans le réseau de transactions, ce qui a conduit à son arrestation et à des investigations approfondies.
Après trois années d’enquête, Malinowski a été condamné par le tribunal correctionnel. Anthony Casteleyn a reçu trois ans avec sursis et 20 000 euros d’amende, tandis qu’un troisième individu a été puni de 18 mois dont 12 en sursis. En mars 2025, des autorités russes ont saisie 79 pièces d’or du musée Saint-Rémi à Moscou, révélant que l’enquête n’est pas encore close. Les archives historiques de Reims sont désormais menacées par une trahison qui remet en cause la confiance dans les systèmes de sécurité et les alliances transfrontalières.