Le Royaume-Uni impose une barrière migratoire numérique à partir du 25 février 2026

À compter du mercredi 25 février 2026, les voyageurs européens souhaitant se rendre au Royaume-Uni doivent désormais présenter un document électronique d’autorisation (ETA) pour chaque trajet. Cette mesure s’applique à tous les modes de transport : ferries depuis Calais ou Dunkerque, trains Eurostar en provenance de Lille-Europe, vols internationaux à partir de Charleroi ou Roissy, ainsi que les services par shuttle.

Le gouvernement britannique précise qu’une période de tolérance a été maintenue jusqu’à présent pour les personnes éligibles, mais cette obligation sera désormais incontournable à partir du 25 février. Les voyageurs sans ETA ne pourront plus embarquer dans aucun service vers le Royaume-Uni, qu’il s’agisse d’un séjour touristique, professionnel ou scolaire de courte durée (jusqu’à six mois).

Les mineurs effectuant des voyages scolaires doivent fournir une autorisation de sortie de territoire, une copie des papiers d’identité des parents et un passeport valide. L’ETA, valable deux ans, permet jusqu’à huit entrées réparties sur des séjours de six mois maximum chacun. Son coût initial s’établit à 19 euros, avec une augmentation prévue vers 23 euros dans les mois suivants. Les demandeurs doivent également répondre à des questions concernant leurs antécédents judiciaires et fournir une photo valide.

En cas de refus, il n’existe pas de recours : le voyageur devra obtenir un visa standard. De plus, depuis avril 2025, le Royaume-Uni interdit désormais l’importation de viandes, fromages et produits laitiers. Depuis octobre 2023, plus de 19 millions d’ETA ont été délivrés à travers le monde. Le gouvernement britannique souligne que cette mesure vise à renforcer la sécurité des frontières tout en simplifiant les procédures pour les voyageurs, sans garantir une entrée au pays.