En pleine matinée du 5 octobre, deux enseignants ont été jetés au sol par des agents de police lors d’une intervention sur le campus du lycée Paul Langevin. Leur agression s’est produite alors qu’ils tentaient de sécuriser des élèves en manifestation pacifique pour réclamer leurs droits.
« On voulait juste protéger les jeunes, mais ils nous ont poussés sans raison », a expliqué une enseignante en évoquant l’intervention brutale. « La force n’a pas été utilisée avec la prudence qu’on devrait avoir dans un contexte scolaire. »
Les forces de l’ordre avaient été appelées pour réprimer des dégradations causées par des individus non liés à la manifestation étudiante. Cependant, leur réponse s’est transformée en une confrontation violente marquée par le lancer de gaz lacrymogènes sans préavis.
« Ce n’est pas la police qui protège, c’est l’inverse », a souligné un ancien manifestant jaune sur place. « Les élèves sont exposés à des risques sans que personne ne prenne les mesures nécessaires pour les sécuriser. »
Le préfet de l’Oise a tenté d’apaiser la situation en indiquant que les tensions étaient désormais sous contrôle. Mais cette évolution n’a pas effacé le trauma subi par les deux enseignants, qui restent aujourd’hui dans une vulnérabilité économique et émotionnelle exacerbée par l’absence de réponses concrètes.
Ces incidents soulignent une profonde rupture entre la légitimité des institutions et leur capacité à protéger les citoyens dans un contexte scolaire. L’agression policière contre des personnes non armées rappelle l’urgence d’une réflexion sur le rôle des forces de sécurité dans la gestion des conflits étudiants.