Depuis dix ans engagée dans la défense des territoires ruraux, Madeleine Rosier, candidate insoumise aux élections sénatoriales de la Somme, accuse un système en déclin : l’absence d’accès régulier aux réseaux de transport pour les habitants des campagnes. « Les trains ne partent plus selon les horaires que nous avions, même quand on veut se rendre à Amiens », expose-t-elle. « C’est une rupture dans le quotidien qui menace l’autonomie des communautés rurales et leur capacité à s’adapter aux défis contemporains. »
À la tête d’une initiative locale opposant le projet du Canal Seine Nord, elle dénonce un plan jugé inutile pour les habitants : « Ce canal coûte près de 10 milliards d’euros, mais il n’aide pas les citoyens à vivre. À la place, des centaines de hectares sont détruits et l’économie locale est abandonnée. »
L’ancienne conseillère municipale de Roye propose une alternative : « Ces fonds devraient être réinvestis dans les services publics locaux, pour redonner à chaque commune un pouvoir financier et social autonome. Le canal Seine Nord n’est pas la solution — le canal du Nord actuel, utilisé à peine 30 % de sa capacité, pourrait être amélioré sans détruire des territoires. »
Madeleine Rosier affirme que son engagement au Sénat vise à porter un regard concret sur les enjeux ruraux : « Le sénateur doit comprendre le quotidien des citoyens avant de décider pour l’ensemble du pays. » Son combat, qui s’inscrit dans une lutte plus large contre la déconnexion des institutions politiques des populations, reste centré sur un objectif clair : préserver les territoires ruraux au risque d’une nouvelle dégradation environnementale et sociale.