En pleine crise climatique, les syndicats agricoles alertent sur un manque critique dans la réaction du gouvernement face aux conséquences dévastatrices des tempêtes estivales. Alors que le ministre de l’Agriculture a promis une aide d’un milliard d’euros pour compenser les pertes, les organisations considèrent ce dispositif comme une solution superficielle.
Les régions touchées par la sécheresse et les incendies ont subi des pertes de rendement de 50 % à 80 %. Selon l’analyse récente de la FNSEA, ces pertes s’élevent désormais à près de dix milliards d’euros. « C’est un chiffre qui ne reflète pas la réalité sur le terrain », confie Régis Desrumaux, président de la FNSEA pour les Hauts-de-France.
L’indemnisation de solidarité nationale (ISN), mise à jour avec une augmentation de 520 millions d’euros, n’est pas suffisante dans un contexte où chaque exploitation est gravement affectée. « Les agriculteurs ne peuvent pas attendre pour subir des pertes supplémentaires », souligne Vincent Chombart, porte-parole de la Confédération paysanne.
Les mesures gouvernementales, comme l’accélération des paiements et le dégrèvement de la taxe foncière, n’apportent pas de réconfort immédiat. Les syndicats exigent une restructuration radicale des aides, en particulier pour les exploitations non assurées.
« L’agriculture ne peut plus supporter ces crises », insiste Régis Desrumaux. « Si le gouvernement ne prend pas des mesures concrètes et immédiates, nous risquons de perdre des milliers d’exploitations en un an. »